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Une promenade dans les faubourgs de la ville de Nîmes. (H D)

Si le quartier de l’Ecusson est préservé dans sa totalité en tant que site patrimonial remarquable doté d’un plan de sauvegarde et de mise en valeur, on peut regretter qu’à part le Jardin de la fontaine et l’enceinte augustéenne, protégés au titre des monuments historiques, il n’y ait que peu de protections dans les faubourgs et alentours.

Les « faubourgs » sont les quartiers situés autour de l’Ecusson dont le tracé correspond aux remparts de 1356. Ils apparaissent dès le XIIIe siècle autour des grands couvents installés hors des murs, près des portes principales. Les faubourgs se développent considérablement au XVIIIe siècle, avec la création par Jacques Philippe Mareschal, ingénieur du Roi, du Jardin de la Fontaine, du canal et de l’agrandissement de la ville jusqu’au Cadereau. Mareschal dessine le principe d’une ville nouvelle autour d’un grand axe face au Jardin de la Fontaine appelé Cours Neuf.  C’est Jean-Arnaud Raymond, architecte du Roi et de la Province du Languedoc qui, à partir de ce principe développe le plan de la ville. Dès 1785, il propose la suppression  des remparts médiévaux et l’ouverture de  la ville vers le Sud. Au XIXe siècle, l’arrivée du chemin de fer et la création de l’avenue Feuchères ont entraîné l’urbanisation de ces quartiers Sud et permis, avec le développement industriel, de compléter les faubourgs.

Depuis plusieurs années, nous remarquons une modification des paysages urbains au détriment parfois de bâtiments anciens qui présentent ou présentaient un intérêt patrimonial réel. Les membres de l’Académie de Nîmes, conscients de cette pression immobilière, ont souhaité, à travers la commission du patrimoine, sensibiliser tous les publics au vif intérêt que présentent ces faubourgs sur le plan urbanistique, architectural et patrimonial, répondant par la même, à l’une de ses missions, la sensibilisation des Nîmois à son patrimoine bâti.

Afin de vous aider à découvrir la richesse des faubourgs de la ville de Nîmes, nous vous proposons une promenade, quartier par quartier, en regardant les façades de ces maisons et immeubles et comprenant la « stratigraphie historique » particulièrement riche, tout en aiguisant votre curiosité.

Le premier sera le quartier de la gare, qui s’inscrit dans un tissu économique et architectural fort intéressant. Chaque bâtiment sera étudié suivant un plan défini : quelques mots sur son histoire, la présentation de l’édifice, la description de sa façade et de son intérieur pour les édifices publics, un coup d’œil sur les parties insolites et cachées. Des photographies viendront agrémenter l’ensemble.

À un rythme régulier, chaque mois, un nouvel édifice et sa description viendront rejoindre les fiches du quartier étudié. Nous vous souhaitons autant de plaisir que nous en avons eu en faisant ce travail à votre intention.

Remerciements

Toute l’équipe de la commission du Patrimoine de Nîmes, tient à remercier très chaleureusement le service des Archives municipales en la personne de son chef de service, monsieur Patrick Vazeilles et de madame Corinne Potay, chargée de documentation et des recherches historiques. Ce travail est une sélection du «Diagnostic patrimonial des faubourgs de la ville de Nîmes, quartiers anciens à l’exclusion des parties concernées par l’AVAP». Ce diagnostic avait été réalisé en son temps (2015). Objet d’une présentation publique lors de cette même année 2015, il n’a pas été publié. Ce diagnostic avait pu être réalisé grâce à la complicité des membres de la Commission du patrimoine et de personnes ressources : mesdames Hélène Deronne, Madeleine Giacomoni, Vanessa Ritter, messieurs Robert Chamboredon, Henri Hugues, décédé, Georges Mathon, Jean-Louis Meunier, Jean-Michel Ott, Philippe Ritter. Une commission extraordinaire se réunissait quand cela était nécessaire, pour donner un avis éclairé sur les appréciations des bâtiments retenus. Elle se composait de messieurs Philippe Aramel, architecte des Bâtiments de France, Antoine Bruguerolle, académicien de l’Académie de Nîmes et architecte à la compétence reconnue par l’UNESCO, Laurent Hugues, conservateur des Monuments Historiques, Pascal Trarieux, conservateur du Musée des Beaux-arts de Nîmes.

À toutes ces personnes qui ont donné temps et compétence, un très grand merci. Un merci chaleureux également à Alain Aventurier, Secrétaire perpétuel de l’Académie de Nîmes responsable de la bonne marche de ce site.

Hélène Deronne (HD), rapporteur de la Commission du patrimoine, Antoine Bruguerolle (AB) , Francine Cabane (FC), Madeleine Giacomoni (MG), Jean Louis Meunier (JLM), Jean Pey (JP) , Pascal Trarieux (PT).

Tous droits réservés à l’Académie de Nîmes.

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